Prime Journal – “Marchés en hausse, leaders sous pression et tensions politiques à Washington”
- Patrick Primo

- 2 déc. 2025
- 4 min de lecture
Marchés boursiers : une progression remarquable… mais fragile
Les indices américains ont enchaîné cinq séances haussières sur les six derniers jours (de trading), propulsant plusieurs valeurs majeures vers des configurations techniques plus favorables. Pourtant, malgré cette dynamique, certains signaux contradictoires empêchent les marchés d’être considérés comme officiellement “sortis d’affaires”.
Deux des titres les plus influents du marché — Microsoft et Nvidia — demeurent en difficulté sur le plan technique. Ces deux acteurs jouent un rôle disproportionné dans les indices, au point où leur incapacité à reprendre une dynamique haussière solide pourrait compromettre la progression globale de fin d’année.
Microsoft évolue toujours sous sa moyenne clé et échoue systématiquement à franchir sa résistance technique. Nvidia, pour sa part, a tenté une reprise la semaine dernière, remontant de son plus bas à 169,55 $ jusqu’à tester puis dépasser brièvement sa résistance autour de 184,07 $, atteignant un sommet intraday de 185,66 $.Mais la cassure n’a pas tenu : le titre est retombé autour de 181,29 $, confirmant que la structure n’est pas encore suffisamment soutenue.
Ce constat soulève une question fondamentale : Les marchés peuvent-ils poursuivre leur rallye sans la participation active de Nvidia et Microsoft ?
Si la réponse est non, alors ces deux titres deviennent des indicateurs clés non seulement pour leur propre tendance, mais pour la tendance générale du marché.
Politique américaine : vers un nouveau président de la Fed en 2026
Le président Donald Trump a annoncé aujourd’hui que le nom du futur président de la Réserve fédérale serait dévoilé au début de 2026. Le mandat de Jerome Powell s’achève officiellement le 15 mai 2026, mais si un successeur est nommé, il est probable que l’administration encouragera Powell à quitter ses fonctions plus tôt.
Les discussions internes s’intensifient et plusieurs éléments crédibles indiquent que Kevin Hassett demeure le favori. Hassett est un proche allié du président Trump et partage une vision nettement plus accommodante sur les taux. Son éventuelle nomination soulève cependant une interrogation majeure : l’indépendance de la Fed serait-elle compromise ?
Les tensions au sein du marché obligataire reflètent déjà ces inquiétudes :
les taux courts reculent, anticipant une Fed plus souple,
les taux longs montent, exigeant une prime de terme plus élevée en raison du risque politique.
Le secteur bancaire se montre divisé : même Jamie Dimon (JPMorgan) estime que Powell devrait réduire les taux prochainement, signalant une perte de confiance dans le rythme actuel de la politique monétaire.
Popularité en chute libre : Trump face à un défi intérieur
Le taux d’approbation du président Trump a atteint 36 %, son plus bas niveau depuis son second mandat. La désapprobation grimpe à 60 %. Ce sondage couvre la période du 3 au 25 novembre, incluant les élections et la fin du blocage gouvernemental.
Face à cette situation, Trump multiplie les annonces politiques spectaculaires :
promesse de “transformations majeures” dans le domaine de la santé,
engagements sur les douanes et les remboursements tarifaires,
déclarations selon lesquelles « dans un avenir proche, vous n’aurez plus d’impôts sur les revenus ».
Des promesses destinées à reconquérir l’opinion, mais qui soulèvent de nombreuses interrogations quant à leur faisabilité économique.
Géopolitique : l’Ukraine voit une “chance historique” de mettre fin à la guerre
Sur le front international, les tensions sont contrebalancées par un espoir réel. Le premier ministre ukrainien Zelensky affirme aujourd’hui :"Nous avons plus de chance que jamais de mettre fin à la guerre."
Selon Kiev :
une communication officielle des États-Unis est attendue après la rencontre avec Poutine,
Zelensky se dit prêt à rencontrer Trump dès que possible,
la fin de la guerre dépendra du succès des négociations prévues à Moscou.
Zelensky insiste toutefois sur un point crucial :aucun accord ne doit être signé “dans le dos de l’Ukraine”.
Les discussions actuelles, si elles aboutissent, pourraient réduire la prime de risque géopolitique et redonner de la clarté au marché des matières premières, notamment le pétrole et le blé. Mais en cas d’échec ou d’événement inattendu, une explosion de volatilité sur les valeurs refuges — dont le gold — serait hautement probable.
À ce titre, un second incident maritime impliquant un navire vénézuélien a été signalé, bien que les informations demeurent fragmentaires. Cette escalade pourrait alimenter de nouveaux risques géopolitiques.
Projections économiques : inflation, croissance et 2026 en ligne de mire
Le secrétaire au Trésor américain, Bessent, a déclaré aujourd’hui que l’année 2026 serait marquée par une faible croissance inflationniste. Son discours se veut clair :
l’inflation devrait accélérer en début 2026,
la croissance restera le facteur déterminant,
une baisse de l’inflation provoquée par une récession serait néfaste,
mais une inflation faible accompagnée d’une croissance solide représenterait “l’un des meilleurs scénarios possibles”.
Ces déclarations préparent mentalement les marchés à un début d’année potentiellement instable, marqué par des ajustements des anticipations sur les taux.
Marchés : vers une volatilité attendue sur les actifs consolidatifs
La combinaison :
des incertitudes sur la Fed,
du ralentissement technique de Microsoft et Nvidia,
des discussions géopolitiques Ukraine–Russie,
et des volumes en baisse sur plusieurs actifs,
contribue à une consolidation persistante sur de nombreux graphiques, notamment sur le gold et certaines paires majeures.
Si les négociations internationales progressent, la volatilité pourrait diminuer. Si elles échouent, elle pourrait se déchaîner brutalement — exactement le carburant recherché depuis plusieurs semaines pour sortir de ces ranges étroits.
Formation de groupe – ce soir à 20h
Durant la formation de ce soir, nous analyserons en détail :
les leaders du marché (Microsoft, Nvidia),
la dynamique des indices américains,
les implications de la nomination à la Fed,
les scénarios géopolitiques potentiels,
les zones techniques clés pour anticiper la volatilité,
et les stratégies institutionnelles pour naviguer un marché consolidatif.
Conclusion
Une journée dense, dominée par des indicateurs contradictoires. Les marchés montent, mais leurs piliers faiblissent. La politique américaine promet des changements majeurs, mais perd en crédibilité. La géopolitique offre enfin une lueur d’espoir, mais rien n’est encore acquis.
L’environnement actuel exige une lecture rigoureuse, un esprit clair et une discipline sans faille.

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